après l'euphorie...

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sylevaing
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après l'euphorie...

Messagepar sylevaing » sam. mars 10, 2007 12:43:31

L'avionneur a perdu un demi-milliard d'euros l'an dernier. Il sera à nouveau dans le rouge cette année.

NOUVEAU CHOC pour l'aéronautique européenne. La nouvelle était certes attendue, mais alors que l'américain Boeing affiche une santé éclatante, Airbus a plongé dans le rouge l'an dernier, pour la première fois de son histoire. La perte atteint 572 millions d'euros, alors qu'en 2005 l'avionneur européen avait gagné 2,3 milliards d'euros. Les raisons de ce déficit sont connues. Elles tiennent à la nouvelle détérioration de la parité dollar-euro, conjuguée aux conséquences des retards de l'A 380 et de la révision totale de l'A 350. Par ricochet, EADS, la maison mère d'Airbus, est ébranlée. En effet, le poids de l'avionneur est tel - 65 % de l'activité et jusqu'à 80 % des profits - que sa santé détermine celle du groupe. En un an, ses profits ont fondu de 1,68 milliard à 99 millions (voir graphique). Et 2007 ne sera pas l'année de la convalescence, puisqu'« Airbus enregistrera à nouveau une perte à peu près du niveau de celle de 2006 », ont annoncé hier Louis Gallois et Thomas Enders, les deux coprésidents exécutifs d'EADS.

Sur le plan industriel, l'application du plan de restructuration Power 8 doit en revanche permettre d'engager Airbus sur la voie du renouveau en faisant émerger un constructeur mieux intégré, plus cohérent et plus agile. C'est pourquoi « on ne peut pas remettre en cause les grands axes » de Power 8, a fermement déclaré Louis Gallois. Mais sans fermer la porte à des « ajustements ». Le plan prévoit la suppression de 10 000 emplois en Europe, ainsi que la cession de six usines. « Mais il n'y a aucun licenciement sec, pas de sites fermés. Nous ne sommes pas en train de créer des drames », s'est enflammé le patron d'Airbus. Ce dernier doit rencontrer les syndicats le 14 mars afin de poursuivre « le dialogue » sur Power 8. Alors que la menace d'une grande grève européenne s'éloigne - la journée d'action prévue le 16 mars est annulée au profit de manifestations décentralisées -, Louis Gallois juge le plan « nécessaire ». « Il vaut mieux faire cela maintenant que plus tard, lorsque nous serons dos au mur. Aujourd'hui, nous avons l'avantage de bénéficier d'un carnet de commandes solide, d'usines qui tournent à plein régime, de programmes lancés. Tout cela va nous aider », a-t-il plaidé.

«Airbus n'est pas en faillite»

Il n'empêche que Power 8 a créé un immense choc en Europe, parmi les salariés, mais aussi chez les sous-traitants et dans la classe politique. Hier encore, Dominique de Villepin recevait les présidents de quatre Régions françaises concernées qui souhaitent rentrer au capital d'EADS. « L'État est prêt à participer, avec les autres actionnaires, à toute augmentation de capital qui sera jugée nécessaire », a redit le premier ministre. La direction d'EADS a toutefois confirmé que le géant européen n'avait pas un besoin immédiat d'argent frais. « EADS recherchera des ressources externes sur le marché quand cela sera nécessaire. Nous verrons à ce moment-là si nous avons besoin d'augmenter le capital, mais la décision n'a pas été prise aujourd'hui », a déclaré Louis Gallois. Sur le fond, le management s'efforce de dédramatiser la situation financière du groupe, en rappelant qu'il s'appuie notamment sur une trésorerie solide de 4,2 milliards d'euros. « EADS n'est pas en faillite », a martelé Thomas Enders.

Alors que les futurs grands partenaires de l'Airbus A350 XWB attendent des décisions en juin, Louis Gallois a évoqué un « financement mixte » pour ce futur long-courrier, dont le coût atteint 10 milliards d'euros. Il n'exclut pas de recourir à des avances remboursables des États européens. Ces dernières devraient être soumises au feu vert de la Commission européenne. Pour le moment, aucune demande en ce sens n'a été faite auprès de Bruxelles. Une telle demande risquerait, selon la Commission, d'affaiblir la position européenne devant l'OMC dans le cadre du double contentieux États-Unis-Europe sur les aides aéronautiques publiques versées à Airbus et Boeing.


source : lefigaro.fr

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